vendredi 18 mai 2018

18 mai



18 mai 2018 14h52

Le soleil est là, tout près, tout presque !! Celui-ci, il a l'art de se faire désirer !

La grande affaire du moment, pour moi, ce sont mes appareils audio phoniques.
Après les lunettes il y a deux ans, nous passons aux oreilles. Ca annonce une jolie décrépitude, mais bon, la technologie est là pour pallier la chute...

J'en suis à H plus 4.
Je suis étonnée du confort de ces petits robots miniatures. Je m'imaginais une certaine gêne, cette petite coque lovée derrière le pavillon sensible, cette liaison nylon glissée dans l'anfractuosité auriculaire. J'étais prête pour mieux entendre à souffrir un peu.
Et bien, là, j'oublie déjà que je suis appareillée, tant ces petites machines savent se fondre dans la masse. On ne les sent pas !
Quelques difficultés pour la mise en place : faut-il enfoncer davantage l'embout, l'insérer au fond tout au fond ?
Le petit fil thermoformé rebique : faut-il lui imposer un pli, ou bien le laisser gentiment prendre sa forme ?
La petite patte d'ancrage, elle, est facile à manipuler : si elle n'est pas en place, vling, un effet ressort tonique vous la met hors du lobe, tel le brin persillé de la tête de cochon sur l'étal du boucher.
Les branches des lunettes se posent douillettement sur les coques lisses et arrondies. C'est même plus confortable comme ça. Le plastique suave et caressant amortit la trop fine tige limite fil à couper le beurre.
Ma foi, je pense m'y faire. Je dois, m'y faire, et m'y ferai !

Pour l'acoustique, au final, c'est tout de même l'objectif premier, la restauration se fait par étapes progressives. J'entends au naturel un quart environ des sons. J'ai pourtant l'impression de m'en sortir, avec ce petit quart : c'est dire la capacité d'adaptation de notre vieille mécanique !
Si d'un coup d'un seul, on m'envoie dans le cornet la totalité du volume normal ambiant, je risque d'exploser ma pauvre membrane, de vriller les nerfs acoustiques gentiment assoupis en un réveil au sursaut dévastateur. Je n'ai pas besoin de ça !
Dieu merci, l'audioprothésiste est efficient, et il connaît son métier. Il a programmé le minuscule ordinateur pour compenser un poil ma perte auditive. J'y retourne la semaine prochaine, pour rajouter une tranche sonore à ma perception endormie. Un réveil en douceur, comme un baiser léger de prince charmant, pas une fanfare à plein régime parachutée au pied du lit..
Comme tout cela est bien pensé !

Cet homme d'aspect sec et tranchant, un tantinet incisif, serait donc capable de patience et de douceur : alléluia !!
L'homme est grand, mince, affûté d'une retenue un poil pincée. Pas un cheveu ne dépasse, pas un faux pli, pas un geste surnuméraire. Tout est circoncis dans l'espace et le temps, rien ne se perd en superflu. Efficace, 100 %. Ca me plaît !
Ce matin, au milieu de plusieurs appareils haute technologie aux surfaces parfaitement lisses, noires luisantes ou chromées, un peu intimidantes, voilà-t-il pas que l'homme de science me sort une haute cale en bois, oui, en bois brut, même pas trop poli. Ca alors, me suis-je dit, toute cette avancée de science fiction pour en revenir à ça ! Etonnant ! La matière brute et naturelle aurait donc encore son mot à dire ? je reprenais espoir en mes fondements.
Pas pour longtemps : la cale de bois servait uniquement de support à un haut-parleur gris et noir, plus dans le ton du reste, lui. Tiens donc... Cet homme devait avoir besoin de retrouver un contact plus charnel avec un élément mieux authentique, sans doute. Il aurait sûrement eu à portée un quelconque dispositif de résine anthracite, pour le même usage. Mais non, ce billot de bois lui allait, et ramenait un peu d'humanité dans tout ça.

Au bout d'une heure d'essayages et de réglages d'attaque, je suis sortie, audioprothésée.
La rue m'a parue bruyante, sonorement très animée. Les conversations dans les magasins longés pour rejoindre la voiture me sautaient au visage, reçues 5/5. Le claquement de la portière, le tic-tac du clignotant, le balai nylon du cantonnier sur le bitume, Ton John dans l'habitacle, tout était plus vif, plus coloré.
On ne se rend pas compte d'une perte progressive. On n'en mesure pas la décadence sournoise. Tout me parvenait atténué, feutré, lointain. Pour les bruits agressifs que je percevais par contre trop fort, le petit robot là encore me vient en rescousse. Il filtre, trie, écarte et autorise mieux que le meilleur videur de boîte de nuit.
Non, vraiment, je suis satisfaite.
L'investissement est conséquent, il est vrai, mais tout de même, là, ça en vaut la peine.
Comme le disait notre bon vieux Cavada, paix à son âme, "tou paye, oui, mais après, tranquillo, hé !". C'est ça, après, tranquillo.

J'entends les oiseaux chanter à tue-tête dans le figuier, j'entends mes frères parler autour de la table quand je suis dans le coin à l'évier, j'entends mes pas, j'entends l'opercule du pot de yaourt quand on le tire, j'entends un tracteur sans me demander si c'est l'orage qui gronde.
J'entends, j'entends mieux déjà, et entendrai mieux encore.

J'entends, et je comprends surtout que des soutiens se proposent à moi, des relais et des étais pour compenser mes défaillances.
Je n'étais pas trop accoutumée à ce confort là.
J'y goûte maintenant et ne m'en prive pas.

Vive la technologie et la science, vive la modernité et son confort.
Gardons aussi le bois, en support... 




1 commentaire:

  1. Je suis ici pour donner mon témoignage sur la façon dont j'ai été guérie du VIH, j'ai contacté mon VIH via une lame. Une amie de mon utilisation de la lame pour peler ses ongles et la déposer là où elle l'utilise, donc après qu'elle soit partie, j'ai su ce qui m'est venu, j'ai regardé mes ongles, mes ongles étaient très longs et j'ai pris la lame qu'elle juste utilisé sur ses propres ongles pour couper mes ongles, comme je maintenais mes noms, je me suis blessé par erreur. Je me suis même dérangé à ce sujet, alors quand je suis arrivé à l'hôpital la semaine suivante, alors que j'étais malade, le médecin m'a dit que j'étais séropositif, je me suis demandé d'où je l'ai eu, alors je me suis souvenu comment j'utilisais la lame de mon ami pour couper Je me sens si triste dans mon cœur au point que je ne sais même pas quoi faire, alors un jour, je passais par Internet, j'ai rencontré le témoignage d'une femme qui parlait tous de la façon dont elle a été guérie par un médecin appelé DR Imoloa alors j'ai rapidement envoyé un e-mail au médecin et il m'a également répondu et m'a dit les exigences que je vais fournir et que je ferai selon son ordre, il m'a préparé un médicament à base de plantes que j'ai pris. Il m'a dit la semaine suivante que je devrais passer un test, ce que j'ai fait à ma propre surprise, j'ai découvert que j'étais séronégatif. Il a également guéri de toutes sortes de maladies incurables telles que: la maladie de Huntington, l'acné du dos, l'insuffisance rénale chronique, la maladie d'Addison, la maladie chronique, la maladie de Crohn, la fibrose kystique, la fibromyalgie, la maladie inflammatoire de l'intestin, la maladie fongique des ongles, la paralysie, la maladie de Celia, le lymphome , Dépression majeure, mélanome malin, manie, mélorhéostose, maladie de Ménière, mucopolysaccharidose, sclérose en plaques, dystrophie musculaire, polyarthrite rhumatoïde, maladie d'Alzheimer et tant d'autres. Merci à lui encore une fois le grand docteur qui m'a guéri dr. Imoloa afin que vous puissiez également lui envoyer un e-mail via drimolaherbalmademedicine@gmail.com ou Whatsapp lui au +2347081986098. / site web- drimolaherbalmademedicine.wordpress.com. Dieu vous bénisse monsieur.

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