14mai 2018 17h54
Retour de promenade.
Un vent froid pour la saison vous transpercerait, quand le soleil se laisse passer les nuages devant.
J'ai soulagé la jolie biquette blanche de son lait. Son fils n'en veut plus. Elle, elle en produit encore. Hélène la semaine dernière n'avait pas pu supporter la vue de ce pis tendu à craquer (en plus de celle du veau à tuer, pauvrinette...) : nous étions intervenues. Pour le coup, je me suis sentie obligée de continuer, puisque l'avoir traite une fois et l'abandonner ensuite ne rimait à rien.
Aujourd'hui, elle est parfaitement assouplie du côté droit, le gauche restant encore tendu, mais bien moins qu'avant. Nous sommes elle et moi sur la bonne voie. Elle est toute douce, cette petite, se laissant faire sans trop bouger. Quand j'ai terminé, je la laisse aller, et elle reste là, près de moi, babillant en silence contre ma paume ses lèvres souples.
Joseph-Louis demandait après son chien. Il a retrouvé la chaîne décrochée, et cherche son animal, ce chien de berger, son assistant et compagnon. Quelque malotru l'aura pris, je ne vois pas comment sinon la chaîne intacte se serait détachée. Il est en ce bas monde des gens bien plus chiens que nos bons chiens...
Le temps est très incertain, entre belles éclaircies rayonnantes, et averses drues sous les coups de vent. C'est plutôt désagréable.
J'ai tout de même réussi à peindre le balcon et la descente d'escaliers, ici. Le rosier grimpant rouge est sur le point de fleurir, tendant ses bouquets de boutons gonflés en offrandes fragiles et précieuses. Ce serait pitié de le sabrer maintenant ! J'attendrai pour terminer les barreaux une époque où mon rosier se fera moins envahissant.
Le vert, nouveauté par rapport au blanc d'avant, rend une profondeur soutenue par le blanc derrière. Ici, on tranche, on ne souligne pas, comme dans la cuisine en bas où le gris acier accompagne galamment le gris beige, plus chaleureux. Pas d'opposition, une cohabitation respectueuse et synergique. Toujours d'après mon œil très bienveillant, bien-sûr !
Je suis à fond peinture, ces temps-ci.
Je me souviens comment pour mon frère le signal des périodes fastes était le tracteur, le vrombissement énervé d'un moteur poussé à plein régime.
Pour d'autres, ce seront les crises de boulimie, ces kilos gagnés et perdus au fil des moments fluctuants.
Pour moi, c'est le pinceau, enfin, la peinture. Les couleurs, les rénovations superficielles mais bien visibles. ces choses manuelles gratifiantes et immédiatement appréciables. Le chuintement d'un rouleau glissant sur une surface terne, ce passage fluide où l'après n'a plus rien à voir avec l'avant. l'avènement facile d'une ère nouvelle et lumineuse, colorée, coloriée. je suis restée une vieille enfant dans l'âme...
Je suis à fond peinture, ces temps-ci.
Je me souviens comment pour mon frère le signal des périodes fastes était le tracteur, le vrombissement énervé d'un moteur poussé à plein régime.
Pour d'autres, ce seront les crises de boulimie, ces kilos gagnés et perdus au fil des moments fluctuants.
Pour moi, c'est le pinceau, enfin, la peinture. Les couleurs, les rénovations superficielles mais bien visibles. ces choses manuelles gratifiantes et immédiatement appréciables. Le chuintement d'un rouleau glissant sur une surface terne, ce passage fluide où l'après n'a plus rien à voir avec l'avant. l'avènement facile d'une ère nouvelle et lumineuse, colorée, coloriée. je suis restée une vieille enfant dans l'âme...
Dans un registre cousin, chaque passage dans l'étable est une bouffée d'admiration : admiration pour mon grand mari, rapide et adroit de ses mains. Il a posé ce long râtelier de main de maître. Nous étions avec mes frères ses manœuvres. Le travail s'est fait fluidement, dans l'entrain et la bonne humeur.
Nous sommes très fiers de nous. Contents de cet ouvrage là encore fondu dans le reste, introduit respectueusement et sans déranger l'habitant.
Je pensais mes belles plus capricieuses. Je croyais qu'elles me feraient quelques simagrées, à la rentrée, le soir. Pas du tout ! Elles se sont gentiment présentées à leur place, humant la nouveauté, avec curiosité mais sans inquiétude. Beltza et Rubita ont juste décidé d'intervertir leurs places, comme ça, histoire de marquer l'innovation.
J'aime ces petits projets modestes et prenants.
J'aime les réaliser avec les miens. J'aime notre contentement collégial.
Toujours, une petite amélioration ici ou là nous donne cette impression d'avancer, vers le mieux. Impression illusoire et aveuglée, mais impression indispensable à nourrir la joie de vivre.
Je vais préparer le dîner. Préparer une jolie soirée. Restaurer et entretenir sans relâche ce bien-être tellement agréable...
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