lundi 29 janvier 2018

29 janvier



29 janvier 2018 10h48

Mes rendez-vous en ces pages  sont devenus partie intégrante de ma routine rassurante.
Encore ce matin, le grand soleil lape les murs et le plancher de la vieille cuisine.
Bullou est là, yeux mi-clos dans la chaleur de son fauteuil ensoleillé.

Décidemment, j'aime cet endroit !

Ces deux derniers jours nous ramènent le beau temps.
La terre a besoin de sécher, toute gorgée des dernières pluies. La nature va bientôt utiliser cette ressource abondante, quand les arbres feuilleront, aspirant goulument l'eau nourricière.
Les paysages paraissent immobiles, d'un jour à l'autre, et pourtant une sourde activité de renaissance travaille en profondeur.










Des journées parfaites, où il fait bon prendre le soleil, dans l'air pur et vif.

Hier dimanche, j'étais à Rivière, chez mon grand mari.
Nous y avons retrouvé mes amies, et la journée a passé comme une flamme vive.
Nous avons été promener dans ces bois en bord d'Adour, où mes souffrances se sont apaisées quand elles devenaient trop lancinantes. 
Là aussi, l'eau avait monté, baignant les troncs bicolores des platanes immenses. Les chênes aux ramures serrées posaient leurs enchevêtrements noirs contre le ciel léger, les rais solaires cueillaient les cimes dans une lumière chaude.
D'autres promeneurs goûtaient comme nous les bienfaits tout simples de ce clément dimanche après-midi hivernal.
Nous avons bavardé, ri, nous avons tous senti cette belle amitié éprouvée depuis tant d'années maintenant.
Mes amies sont mes repères, et leur regard bienveillant éclaire mon parcours, comme j'espère éclairer le leur.

Je suis rentrée à la nuit, perdue dans des déviations pour travaux à l'entrée de l'autoroute.
Tous ces virages en boucles presque fermées, ces sorties en fuite, m'ont tant et si bien désorientée qu'il m'a fallu une bonne demi-heure pour me retrouver de nouveau au rond-point de l'entrée pour Rivière. C'est tout moi, ça !
Bah !! la voix sensuellement chuintante de Chimène Bady a adouci mon petit tourment.
"On ne peut jamais dire quel mal d'aimer sera le pire" dit la belle.
"On a les amours qu'on mérite" vocalise-t-elle aussi.
Je dirais tout autrement : on ne peut jamais dire, quel bonheur d'aimer sera le meilleur.
Et aussi : l'amour se savoure,  quand il est là, il ni ne se gagne ni ne se mérite. 
Mon avis, rien de plus. Le parolier de cette chanson devait être dans une période grise, sans doute. Je dois pouvoir comprendre ça !

C'est parfois facile d'être heureux, fluide et évident.
Et puis, ça peut très vite se heurter, s'effondrer en chaos stupéfiant.
Alors, quand on retrouve cette fluidité, cette évidence, on en goûte chaque seconde intensément.
Les blessures sont là, mais les  plaisirs aussi.
C'est sans doute un parti pris un peu benêt, et bien, j'en prends le pari ! Qu'est-ce que j'y risque ?
J'assume cette béatitude, je la revendique et la recherche partout et à chaque moment.

Je suis bien certaine de ne pas être la seule...





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