mercredi 21 février 2018 9h50
On ne sait jamais : l'ampleur future de ces notes rayonnera peut-être sur plusieurs années !
Je me souviens comme j'avais parfois du mal à reconstituer la chronologie de mes carnets, la liaison entre l'un et l'autre n'étant pas toujours évidente.
Mes Nouvelles d'Agorreta ont parcouru elles aussi trois années, c'est dire...
Je pense au moment même où je pianote ces mots, que Gueguel se charge aussi de m'indiquer où j'en suis de l'espace temps : quel confident efficient, ce Gueguel ! Je n'ai pas fini d'en faire le tour, émerveillée.
Ce serait aujourd'hui d'après les prévisions météorologiques le dernier jour de mauvais temps.
Nous viendraient maintenant des journées vives froides, mais sèches. Ca ne fera pas de mal !
Ma clématite d'Armand (je ne sais pas qui était cet Armand là) est sur le point de fleurir. Ses gros boutons vulnérables dansent en bout des tiges fragiles. J'ai hâte de voir, et de sentir, surtout, puisque cette floraison est particulièrement bien-odorante (on dit bien malodorante, comme nause-et-abondes, pour nauséabondes).
Ma petite cervelle "circuite" à grande vitesse. J'ai l'impression d'avoir traversé quelques journées un peu moroses, avec ces crises Mesniériques de retour, et de repartir maintenant pour du meilleur, comme le temps.
Ces petites amplitudes thymiques sont tout à fait supportables, et je remercie la science infuse des laboratoires pharmaceutiques de leur efficacité.
Tiens, le volet de la cuisine en bas claque au vent, je vais aller refixer tout ça.
Pour les nouvelles du jour, les bêtes ne demandent pas à sortir, humant quand j'ouvre la grande porte pour vider la bennette à fumier, le temps mauvais.
Bigoudi est tarie, elle s'arrondit gentiment. Ses filles sont toutes belles, larges et longues, pas très hautes. Rubita est la plus massive, la plus musculeuse, la plus gourmande en foin, aussi. Ses ancêtres blondes la démarquent des autres.
J'ai terminé ma dernière citrouille ce matin. J'avais commencé la transition en distribuant de la carotte toniquement orangée, craquante à souhait. C'est un régal d'entendre mâcher les vaches, l'étable toute animée de ces craquements en cadence.
L'année dernière, mes bêtes étaient au pré dès la mi-février. J'avais un peu précipité le mouvement, me sentant sur le point de faillite. Le beau temps était là, je pouvais relâcher la bride trop tendue.
Là, rien ne me presse. Mes vaches ont de la saine nourriture, j'ai l'impression de bien tenir la rampe.
J'attends sans impatience les bonnes conditions.
Je prépare aussi l'approvisionnement des fournitures pour le râtelier à foin. Nous allons avec Olivier commencer la fabrication dans le grenier. Ca nous changera de deux ou trois ateliers charcutiers, entre quatre ou cinq balades en moyenne (très moyenne, d'ailleurs,) montagne.
Un programme sain et léger, agréable et séduisant.
Un printemps qui s'annonce bien, très bien !
vendredi 23 février 2018 11h
Une journée grise, totalement immobile, et froide.
Un anticyclone d'hiver, pour ce que j'en sais.
Un joli temps à rester près du poêle...
Les chiens ne s'y trompent pas : ils surveillent de près tout ce qui dispense chaleur :
Il doit y avoir là un bruit quelconque, inhabituel.
Je ne l'entends évidemment pas; eux, oui.
Ils se mettent à l'écoute, oscillant de la tête, oreilles pointées en avant, en une amplitude surprenante, et amusante.
J'ai essayé de regarder, passant derrière ce radiateur une tige fine. Rien, à part quelques molletons poussiéreux. L'occasion d'un petit nettoyage de ces recoins négligés.
Mes chiens resteront sur leur curiosité. Peut-être l'appareil cliquette-t-il, je ne sais. Pour le moment, il chauffe, c'est tout à fait bienvenu. Quand on vient de dehors, les joues pincées et les mains gourdes, c'est bien agréable de se laisser envelopper dans cette tiédeur égale et bienfaisante !
Le travailleur en extérieur apprécie fort de pouvoir se mettre au chaud, par des jours pareils.
Bien couverte, je ne crains pas le froid. Quand je sais ce confort à portée !
A la jardinerie, en ce moment, le chaland séduit par les journées enfin sèches commence à tourner autour des plantes. Son jardin d'hiver réclame des soins, et l'envie de nouveauté titille notre client. Nous sommes là pour ça !
J'en suis toujours à mes réaménagements, sollicitant l'aide de mes jeunes collègues pour les pièces trop lourdes. Hier, trois trachycarpus imposants ont ainsi été déplacés, mis en valeur, en isolé et hauteur.
Autre chantier d'envergure chez Lafitte, l'agrandissement de l'animalerie. Un concurrent s'est implanté sur le BAB, nos résultats en pâtissent. Qu'à cela ne tienne : réaction et action !
Nous allons agrandir notre rayon, lui donner place et allure. Changement des batteries oiseaux et rongeurs, aménagement d'une partie du marché au fleur pour y exposer les accessoires chiens et basse-cour, ou les deux, selon l'improvisation du moment.
L'affaire prend tout de suite des proportions, chez nous, puisque les locaux sont conçus de telle manière que leur accès est souvent exigu. Difficile pour les artisans d'approcher, avec leurs engins parfois imposants.
Là encore, qu'à cela ne tienne, nous sommes chez Lafitte, et ne lésinons pas sur les mises en œuvre grandioses :
Un bras, que dis-je, un tentacule, un membre télescopique gigantesque, une extension magistrale, a enjambé le bâtiment, délivrant le béton là où il y en avait besoin. Plus de trente mètres, à vue de nez, de propulsion de la masse lourde et mouvante.
C'était mercredi, je n'y étais pas.
Jean-Michel, connaissant mon goût pour ces engins de taille, a eu la riche idée de me le prendre en image.
Non, vraiment, le progrès dans l'ingénierie est chose remarquable : j'imagine tous les trajets à la brouette, pour le même résultat. Fatigue et temps épargnés, spectacle assuré !
J'ai en projet un ou autre chantier à la ferme, bien plus modeste, mais sûrement facilité par un dispositif similaire.
Là encore, à l'étude.
Tiens, je rapatrie aujourd'hui la fourniture pour le nouveau râtelier 2018.
J'avance, gentiment.


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