Vendredi 6 juillet 2018 15h10
Le secteur est apaisé : les uns se reposent, les autres jardinent.
Les fortes pluies des jours précédents ont alourdi la terre. Elle colle à la houe. L'herbette tapisse les creux chauds, entre les crêtes des rangs réguliers. L'amarante surtout aplatit ses nuées de feuilles aux revers violines.
Mes citrouilles sont bien sorties, ponctuant les lignes de leurs larges corolles rondes. Rotavator interviendra dès le ressuyage. Je finirai à la main. Cette année, j'ai sagement espacé mes lignes de façon à pouvoir passer le tracteur entre. Je me souviens trop bien comment, l'année dernière, le motoculteur d'Olivier avait peiné : la terre dure, les cailloux, la surface, c'en était trop pour la petite citadine des jardins sablonneux landais.
Se tromper une fois est admissible et même pédagogique. S'entêter et reproduire la même erreur devient une faute !
Je fonde beaucoup d'espoir sur mes graines de citrouille géante. Le travail du sol en profondeur, à la traditionnelle, (toujours la même antienne : se tromper une fois, nanana…), le fumier abondant enterré en labour, toutes ces méthodes culturales éprouvées remettent les meilleurs espoirs en ligne de mire. Les plants sont déjà remarquables, avec des feuilles bien plus larges, un collet bien plus épais.
Je reviens d'un épandage d'engrais on ne peut plus chimique. Je suis plutôt écolo, globalement, mais le bond de la plantule fouettée par la molécule me procure une telle jouissance que je ne saurais m'en priver, par seule idéologie.
Dès lundi, je pense, je butterai mes plants, incorporant les granules bleues. En quelques jours, la chimie agira.
Je sais maintenant les bienfaits des molécules, et l'intérêt de leurs utilisations !
Je vais de ce pas profiter du soleil revenu. le temps est encore incertain. Patientons…
Lundi 9 juillet 2018 11h18
Le grand soleil souverain est de retour dans le ciel vidé de ses nuages.
Les températures montent. Au mitan de la journée, il fait bon dans la vieille ferme aux murs épais, les volets tirés. Les vaches restent dans l'étable, rafraîchies par le courant d'air entre le grenier et la grande porte au nord. Les chiens s'affalent sur les carreaux, somnolents.
Notre ratte range ses dents pointues. Elle est maline, séductrice comme une féline sournoise. Elle approche et cueille sa victime en douceur et charme, pour mieux la terrasser. Difficile de ne pas se laisser prendre à ce piège tentateur.
Me venait dernièrement la curiosité de reprendre l'histoire de Samson et Dalila. Effet des circonstances.
Cette Dalila philistine, elle était dans le même genre : envoutante comme les sirènes des fonds marins attirant dans les ondes mortelles les marins exténués enivrés par leurs chants.
Le Samson pourtant capable de tuer un lion à mains nues, s'y laissa prendre. Elle l'enroula dans ses rets d'amoureuse au venin suave, et lui coupa ses nattes, siège de sa force herculéenne.
Cette allégorie de la force vaincue par la perfidie, de l'attrait ensorceleur de ce qui vous perd, m'a évidemment rappelé notre réalité d'ici et maintenant.
Ces histoires fantastiques, ces légendes ancestrales, où l'imaginaire tente de cerner les méandres d'une nature humaine fuyante en ondes mouvantes, m'ont toujours attirée.
Je suis loin d'avoir une culture profonde, mais, dans la bouillie de ces choses qui vous restent, même floues et fragmentaires, je retrouve ces personnages et ces trames intemporelles et toujours d'usage, pourtant.
Le temps des hommes est court. Celui de leur histoire parle d'une éternité et d'une constance à travers les âges et les civilisations.
Notre manière sans doute de défier les lois naturelles implacables, de sublimer notre petite condition en quelque chose de plus élevé, de plus éthéré.
C'est ma manière de religion à moi.
Chacun fait comme il le peut !
Lundi 9 juillet 2018 11h18
Le grand soleil souverain est de retour dans le ciel vidé de ses nuages.
Les températures montent. Au mitan de la journée, il fait bon dans la vieille ferme aux murs épais, les volets tirés. Les vaches restent dans l'étable, rafraîchies par le courant d'air entre le grenier et la grande porte au nord. Les chiens s'affalent sur les carreaux, somnolents.
Notre ratte range ses dents pointues. Elle est maline, séductrice comme une féline sournoise. Elle approche et cueille sa victime en douceur et charme, pour mieux la terrasser. Difficile de ne pas se laisser prendre à ce piège tentateur.
Me venait dernièrement la curiosité de reprendre l'histoire de Samson et Dalila. Effet des circonstances.
Cette Dalila philistine, elle était dans le même genre : envoutante comme les sirènes des fonds marins attirant dans les ondes mortelles les marins exténués enivrés par leurs chants.
Le Samson pourtant capable de tuer un lion à mains nues, s'y laissa prendre. Elle l'enroula dans ses rets d'amoureuse au venin suave, et lui coupa ses nattes, siège de sa force herculéenne.
Cette allégorie de la force vaincue par la perfidie, de l'attrait ensorceleur de ce qui vous perd, m'a évidemment rappelé notre réalité d'ici et maintenant.
Ces histoires fantastiques, ces légendes ancestrales, où l'imaginaire tente de cerner les méandres d'une nature humaine fuyante en ondes mouvantes, m'ont toujours attirée.
Je suis loin d'avoir une culture profonde, mais, dans la bouillie de ces choses qui vous restent, même floues et fragmentaires, je retrouve ces personnages et ces trames intemporelles et toujours d'usage, pourtant.
Le temps des hommes est court. Celui de leur histoire parle d'une éternité et d'une constance à travers les âges et les civilisations.
Notre manière sans doute de défier les lois naturelles implacables, de sublimer notre petite condition en quelque chose de plus élevé, de plus éthéré.
C'est ma manière de religion à moi.
Chacun fait comme il le peut !
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