mercredi 6 décembre 2017

La nouvelle d'Agorreta Ste narcisse à St Nicolas





LA NOUVELLE D'AGORRETA












Marie-Louise Legorburu























29 octobre 2017

Je débute ce récit comme on se lance.
Ma visée est de retrouver une sérénité pour le moment malmenée.
53 ans, une étape particulière dans la vie d'une femme. Une étape importante, et pourtant peu relayée. Moins séduisante sans doute. Evidemment...

Mon objectif est de mieux comprendre mon état du moment, cet état qui ne me satisfait pas. Comprendre, pour le dépasser, et vivre mieux la suite, si possible !

Se coucher tous les soirs en espérant s'endormir et ne jamais se réveiller, mourir dans la torpeur d'un sommeil protecteur, et se réveiller au bout de trois heures en se disant : mince, je suis toujours vivante, et toujours aussi mal, ce n'est pas la panacée, n'est-ce pas ?

Se sentir dans ce triste état, sans pouvoir le justifier, encore moins le raisonner, je trouve ça difficile. Pathétique et douloureux.

Mon idée en commençant ce récit, est de sortir de cette passe.
Je n'espère pas retrouver les fougues et l'allant de mes jeunes années.
Je sais le poids des ans et la fatalité de nos vies humaines.

Je veux juste vivre mieux. Sortir de cette impasse et retrouver le plaisir de se sentir bien.
Je m'accroche à cette visée, je tourne résolument mon regard vers elle.
Je ne suis pas désespérée. Je sens un mieux, parfois, et même par moment un bien-être tellement agréable.
Je vois autour de moi des souffrances vives, et j'ai honte de mes plaintes infondées.

Pourtant, ma sensation est celle là, et je suis parfois impuissante à la surmonter.
J'espère en suivant pas à pas mon parcours, dessiner une trajectoire moins sombre, et pouvoir m'arrimer à cette lueur.

J'ai mes faiblesses, j'ai aussi mes forces, je le crois.
Et j'ai bien l'intention de m'accrocher ferme aux secondes pour pallier les premières !


24 Novembre 2017

Je relis les lignes précédentes.
Le mieux est arrivé, alléluia !!
Je me sens même bien, très bien.
Sans plus de raison ni de sens que quand je me sentais mal, très mal.
Et cette absurdité rend la chose plus insaisissable encore...

Je veux vivre bien. Je vis, en ces jours, bien, très bien, même.
Ce récit est plus ou moins dans la continuation de ces Nouvelles d'Agorreta. Elles m'ont tenue trois années. J'y ai déversé mes jours, mes joies, mes tourments aussi. Mes tentatives d'analyse et ma quête d'explication.
J'y ai puisé la sagesse d'admettre mon impuissance à tout comprendre, et mon plaisir à vivre, pourtant.
L'humilité de me voir soumise au grès d'une maladie fantasque, cette bipolarité presque à la mode, pour ceux qui n'en souffrent pas...

J'ai confiance. Je veux croire à la pérennité de ce mieux retrouvé, je veux croire en un avenir chatoyant, où quelques ombres ne terniront pas la lumière claire et simple de mes jours ordinaires.

Ce récit est mon acte de foi, cette foi dont nous avons tous besoin pour ne pas sombrer.
Encore une fois : Alléluia !!

Mercredi 6 Décembre 2017

Ce récit se dessine comme un journal intime.
Cette intimité, je sens bien que je vais la partager ! Incorrigible que je suis...
Se donner à lire est sans doute une forme d'orgueil, de narcissisme, de faiblesse, peut-être.
C'est quand-même aussi l'idée d'appartenance à une condition humaine large et accueillante.
Ce que je sens, ce que je vis, d'autres le sentent et le vivent aussi.
Mes mots en vase clos s'ouvrent au monde, quand moi je reste à l'abri entre les murs épais de la vieille ferme.
Je me sens bien dans mon antre. J'ai besoin des autres, de leur regard et de leur chaleur. j'ai envie d'aller les chercher là où ils sont, sans pour autant me jeter dans la cohue.
Couardise, prudence, tout ce que vous voulez. Moi, quoi !

Au début, mon idée était de relater mon parcours de malade. Depuis les signes bien anciens passés inaperçus, jusqu'à la révélation, l'annonce, et le petit combat à mener jour après jour.
Puis, je me suis détournée de ce projet.
La maladie est là, oui. Je ne peux pas faire comme si elle n'existait pas.
Pourtant, je ne suis pas non plus obligée de lui donner plus de place qu'elle n'en prend déjà, la bougresse !

Je sais les dents de cette chienne pointues, faites pour lacérer.
Je sais mon impuissance à en amortir la morsure vive, parfois.
Je sais aussi que le mal s'apprivoise, doucement, comme j'essaie d'apaiser les ardeurs brutales de mes jeunes génisses.
Dans cette visée bien plus optimiste, la nouvelle d'Agorreta ressemblera à ces nouvelles. 
Ma chronique sera moins assidue, plus relâchée, comme doit le devenir ma façon de vivre : moins de tension, plus de laisser-aller...

Pour aujourd'hui, je vais juste attraper deux trois images de cette période automnale toujours favorite pour moi. Deux trois clichés imparfaits de cette beauté or et pastels, mon monde et ma joie, mes paysages et mes bêtes, toujours...






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