Mercredi 17 octobre 2018 7h51
Tournée ouverture des volets dans la ferme silencieuse.
Derrière les carreaux, la nuit noire superpose les lumières alignées des bateaux sur la mer plate et noyée dans la nuit, les halos plus proches des projecteurs d'Orio, et nos reflets intérieurs où le matin calme s'anime d'un réveil langoureux.
J'ai ce matin pour la première fois entendu les grues "gruiter" haut dans le ciel sombre sans étoiles. Les colonnes en biais s'avançaient vers la mer, la tête de proue suivie en triangle presque parfait d'un battement d'ailes rythmé derrière les cous longs tendus.
J'aime ces signes de l'automne avancé.
J'aime les lueurs rosées des crépuscules ciselés où les silhouettes noires se dessinent en ombres chinoises épurées.
J'aime regarder dans le soir le feuillage gracieux des acacias hauts du petit bois.
Ma dernière promenade avant-hier par là m'a montré l'immense liriodendron couché en travers du chemin creux. On l'avait déjà débité et aligné les tronçons sur les herbes folles aplaties du talus. Des années et des années d'une pousse lente et têtue, renversées d'un coup de vend du sud brutal…
Mes vaches se dorent et rutilent au couchant avant de rentrer à l'étable.
La lumière est douce en cette saison. Chaleureuse et bienveillante.
Les ors et les roux se fondent en une harmonie pacifiée d'une nature savante et résignée à la dormance prochaine de l'hiver.
Sans lutte, sans tristesse, juste une nostalgie profonde et lente, bêtes et plantes se préparent.
Mon vieux père avance aussi, mais lui lutte, toujours tenace et décidé à affronter, tête haute et grands rires libérés de toute peur, quand sûrement au fond de lui la sage science sommeille.
Il me montre une voie à suivre, un chemin à prendre.
Je l'accompagne, à petits pas lents, là aussi.
Aujourd'hui, notre projet est d'arriver jusqu'au pont bascule du remblai.
Un but, une visée, modeste pour beaucoup, audacieuse pour nous.
A chacun ses promesses d'avenir...
J'aime ces signes de l'automne avancé.
J'aime les lueurs rosées des crépuscules ciselés où les silhouettes noires se dessinent en ombres chinoises épurées.
J'aime regarder dans le soir le feuillage gracieux des acacias hauts du petit bois.
Ma dernière promenade avant-hier par là m'a montré l'immense liriodendron couché en travers du chemin creux. On l'avait déjà débité et aligné les tronçons sur les herbes folles aplaties du talus. Des années et des années d'une pousse lente et têtue, renversées d'un coup de vend du sud brutal…
Mes vaches se dorent et rutilent au couchant avant de rentrer à l'étable.
La lumière est douce en cette saison. Chaleureuse et bienveillante.
Les ors et les roux se fondent en une harmonie pacifiée d'une nature savante et résignée à la dormance prochaine de l'hiver.
Sans lutte, sans tristesse, juste une nostalgie profonde et lente, bêtes et plantes se préparent.
Mon vieux père avance aussi, mais lui lutte, toujours tenace et décidé à affronter, tête haute et grands rires libérés de toute peur, quand sûrement au fond de lui la sage science sommeille.
Il me montre une voie à suivre, un chemin à prendre.
Je l'accompagne, à petits pas lents, là aussi.
Aujourd'hui, notre projet est d'arriver jusqu'au pont bascule du remblai.
Un but, une visée, modeste pour beaucoup, audacieuse pour nous.
A chacun ses promesses d'avenir...
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